My Photo

Mon profil psychologique

Sondage

Politique (en marge du "jité" de TF1)

  • AgoraVox
    Le média citoyen
  • Bakchich Info
    Scoops, informations, enquêtes et mauvais esprit.
  • BondyBlog
    Parce que la sphère du politique ne s'arrête pas aux limites de Neuilly-sur-Seine, à quelques bâtiments officiels de la capitale et au Fouquet's.
  • Contre journal
    Les informations ou les débats occultés ou chassés de l'actualité
  • Ipol
    Pour vous aider à y voir clair dans la pro- et la con- fusion des images d'actualité, tant il est vrai qu' "en politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre est ce qui se passe sous nos yeux" (citation d'Alexis de Tocqueville mise en exergue sur la bannière du site).
  • Rue89 | Votre révolution de l'info
    Une autre manière de traiter l'information.

Liens d'estime

  • A nos enfants (Fanny Grangier)
    Le regard intelligent, sensible et enthousiaste d'une jeune femme à l'attention de toutes celles et tous ceux qui veulent un monde meilleur pour leurs enfants.
  • Anecdote
    L'art et la manière de raconter des histoires (ENG)
  • Art et caetera
    Tout ce qu'il faut voir à Paris... sous l'oeil perçant et la plume subtile de Claire
  • Blablablog
    Furieusement littéraire et terriblement éclectique
  • Fragments de géographie sacrée
    Sous la houlette de Robin Plackert, découverte de chemins de traverse en pays berrichon et marchois, avec escapades toujours possibles, digressions poétiques et littéraires toujours à craindre...
  • Haruki Murakami
    Epoustouflant et hallucinant.
  • La France vue d’ailleurs
    Si vous pensez qu'en France, notre vision du monde est trop empreinte d'esprit de clocher ("parochial", diraient les Britanniques) ou que nous sombrons dans la schizophrénie absolue à force de regarder les circonvolutions de notre nombril, allez faire un tour sur ce blog. C'est rafraîchissant, parfois inquiétant, mais toujours à propos. Ou comment l'art de changer de point de vue au sens littéral, physique, du terme, permet d'élargir la vision d'ensemble et l'espace des possibles... Stimulant !
  • La Troisième Voie, par Marc Traverson
    Développement personnel et professionnel sur les traces du grand Milton Erickson : riche, éclectique et subtil.
  • Le blog d'Hélène Wolff-Eugène
    Un plaisir de blog où les billets de (bonne) humeur le disputent aux dictons populaires, aux recettes savoureuses ou à la recherche d'anagrammes... Que du bonheur !
  • Le Monolecte d'Agnès Maillard
    Eclectisme et fraîcheur d'esprit
  • L’improvisation, c’est la vie !
    Jouer sa vie en public, la mettre en scène, se multiplier à l'envi en fonction des différents rôles que vous souhaitez assurer... Hétéronymes : dérouler son existence avec légèreté, détachement, un sourire aux lèvres.
  • Nathalie Bouyssès
    Nathalie est une amoureuse de l'Italie. En exergue de sa page personnelle, il y a cette citation : "Vous pouvez garder le monde entier, si je peux garder l'Italie" (Guiseppe Verdi). Au détour de ses pages, vous rencontrerez aussi l'un de mes auteurs préférés : Erri De Luca.
  • Photographies d'art (Arnaud Frich)
    Quand l'image sacrée est belle c'est l'imagination qui est profanée...
  • Traces Ecrites
    Littérature, poésie et amour de Marseille

Stylé

  • Alayaya (Sauvons la Terre)
    Vue de Châteauroux, la terre est ronde, jolie et souriante.
  • Blogosapiens (Isabelle)
    Humain & humaniste. Une petite lumière pour quitter les rivages de l'intranquillité et entamer la navigation hauturière vers la sérénité et l'accomplissement de soi.
  • Bulle de Papier (Ardalia)
    La bio de l'éditorialiste en dit long sur ses intentions : "Je suis... et c'est déjà pas mal."
  • Confidences de blonde
    Ephéméride sans ride : la vie au jour le jour d'une adorable blonde au grand coeur. Suivez Miss Léna dans ses oeuvres...
  • Deedee
    La vie trépidante et truculente d'une parisienne à Paris. Des conseils précieux aussi pour ne pas sortir idiot dans la capitale...
  • Florence
    Sourire de femme, poésie et fraîcheur se rencontrent...
  • Jorkyball Normand
    Un nouveau sport pour se défouler entre amis, un nouvel endroit où s'amuser à Caen. Sans parler de l'accueil toujours souriant de Julie et Franck. A ne pas manquer si vous êtes dans les parages.
  • Le Journal de Ray Dacteur
    Plein la vue, plein les oreilles... avec une bonne dose d'humour en prime. Pour votre plus grand plaisir !
  • Les mots ont des visages (Joël Guenoun)
    Jeux de mots et d'écriture
  • Les pitchounous
    Bien sûr, il n'est pas souvent mis à jour ce blog. Mais, bon, les pitchounous, ils font ce qu'ils veulent quand bon leur semble...
  • Lulu in the tube
    Déambulations d'une jeune compatriote dans les Iles Britanniques. Très belles photos, impressions délicates cueillies sur le vif. "Stylé", en somme.
  • Sandra
    Sans drap... ni couverture : les tribulations de Sandra, institutrice à Bordeaux. Rires d'enfants et questions d'adulte.
  • Sélian
    Un parfum d'Espagne dans un monde sans frontières.

Economie de l'immatériel

  • Bertrand Duperrin (Français... mais avec une version en anglais, as well)
    Pour découvrir les mutations sociétales induites par la dissémination des nouvelles technologies et notamment ce que le "Web 2.0" va changer dans notre manière d'échanger avec les autres.
  • Chris Anderson (The Long Tail - English)
    L'un des concepts les plus novateurs de l'économie de l'immatériel. Maintenant que les marchands ne sont plus contraints par la disponibilité d'espace pour vendre leurs produits, les consommateurs voient leur liberté de choix s'élargir. Et ils s'en donnent à coeur joie. Sus à la tyrannie des hits ! A nous les éditions limitées, incunables, épreuves rares. Si vous ne voulez pas rester à la traîne de cette révolution en marche, je vous invite à faire un tour ici.
  • Claude Aschenbrenner (SerialMapper - Français)
    La carte n'est pas le territoire. Certes. Mais elle dit tant de choses sur notre façon de nous représenter le monde. Un délice.
  • Collectif de créateurs d'entreprises en série (Entreprise facile - Français)
    Vous voulez échapper à la tyrannie du salariat ? Vous vous défiez des slogans de gauche (le "travaillez moins pour que plus parmi nous travaillent" de Mme Aubry) ou ceux de droite (le désormais célèbre "Tavaillez plus pour gagner plus" de M. Sarkozy repris en écho par Mme Lagarde) ? Vous avez envie de *** CREER *** votre entreprise ? Alors, c'est ici que ça se passe : le vade mecum indispensable pour les candidats à la création d'entreprise et un excellent site de référence pour ceux qui ont déjà fait le pas.
  • Garr Reynolds (English)
    Je ne sais pas vous, mais moi, je suis chaque jour affolé de voir combien les compétences dans l'art de présenter ont du mal à se répandre dans le corps social. Les technologies censées nous aider (PowerPoint et cie) n'y changent pas grand chose. Pire, on dirait que leur utilisation agit comme un amplificateur des lacunes. Ces dernières deviennent criantes. Alors si vous voulez confronter vos pratiques aux considérations d'un expert, faites un petit tour par ici.
  • Guy Kawasaki (How to Change the World - English)
    Quand on a été aux commandes du marketing aux côtés de Steve Jobs lors du lancement du Mcintosh et qu'on a participé en tant que capital-risqueur au lancement de nombre de sociétés dans la Silicon Valley, fatalement on a des choses intéressantes à raconter...
  • Jacques Froissant (Français)
    Le registre de ce qui bouge dans la high-tech en France. Un observatoire aussi des opportunités de travail qui en découlent.
  • Jean Michel Billaut (Français)
    Pas besoin d'avoir 20 ans pour être un "as" des nouvelles technologies. La preuve.
  • Jean Véronis ("Technologies du Langage" en français)
    La vision de l'universitaire, bien ancrée sur la réalité.
  • Kathy Sierra (Create Passionate Users - English)
    Une vision iconoclaste et rafraîchissante sur les nouvelles règles de bon comportement dans l'économie de l'immatériel
  • Nouvelles tendances, technologie, innovation (Yoann Derriennic)
    "Stay hungry, stay foolish" (Steve Jobs, en 2005 devant un parterre d'étudiants de Stanford)
  • Vanina Delobelle (Français)
    L'économie de l'immatériel vécue sous toutes ses coutures - avec quand même une dominante marketing.

Avis à la population

  • Creative Commons License
    Sauf notification contraire, les contenus présents sur ce site sont mis à votre disposition selon les termes d'un contrat Creative Commons.

« février 2008 | Accueil | avril 2008 »

mars 2008

28/03/2008

Olympiades

Olympiades_jo_pekin_2008Ironie de l'histoire, en l'espace d'une quinzaine d'années, l'un des derniers bastions du communiste est devenu le fabricant du capitalisme mondial, apportant par l'exemple un démenti absolu aux grands naïfs qui faisaient accroire l'idée que capitalisme rimait avec démocratie.

Pour financer notre bien-être au meilleur prix, il faut bien que d'autres travaillent plus avec un salaire de misère. Et comme en Chine, on n'est pas très regardant avec la dignité de l'homme, on met au turbin les enfants au plus jeune âge.

C'est ce point qui a été dénoncé lors de la campagne citoyenne organisée par le magazine portugais Grande Reportagem en 2004-2005. Et quel plus beau support que le drapeau pour illustrer ce problème ? Le drapeau chinois, c'est un océan de rouge sang et un soupçon de jaune. La surface en rouge, justement, donne une idée assez exacte de la proportion d'enfants de 14 ans travaillant. Le reliquat en jaune, lui, montre le pourcentage de ces mêmes enfants de 14 ans, mais scolarisés cette fois.

Au siècle dernier, on nous avait enseigné à nous défier de ce régime bien peu recommandable, sous le prétexte qu'il était dirigé par une clique de vilains communistes. Mais, aujourd'hui, c'est comme si on nous demandait d'admirer ce pays, eu égard à son aptitude à embrasser le capitalisme. Alors, il faudrait subitement oublier les égarements de la Révolution Culturelle ou les manifestations étudiantes de la place Tian'anmen. Prenons exemple sur nos chefs d'état, dans leur bel et quasi-unanime mouvement d'allégeance. Vidons nos cerveaux des images de liberté baillonnée et extasions-nous devant la hauteur des tours de Canton ou de Shangai ; louons les taux de croissance de plus de 5% l'an. C'est un peu comme si, en ce début de siècle, les succès économiques suffisaient à compenser - à excuser ? - la tyrannie politique. Etrange arithmétique.

Heureusement, face à cette nouvelle mise en scène sordide, il reste encore quelques artistes pour nous rappeler à la réalité.

Jo_pekin_logo

Sans commentaire.

--

Note importante : cet article a fait l'objet d'un erratum.  

26/03/2008

Ennemis publics & servitude librement consentie

Tv_micro_onde_chatHier soir, alors que je suivais les informations sur une chaîne prétendument nationale, je fus saisi de colère. Jugez vous-même. Voici l'ordre exact dans lequel furent présentées lesdites informations :

1. Découverte d'un nourrisson dans un congélateur. Mort.

2. C'est parce que le conducteur du minibus n'avait pas son permis mais de l'alcool dans le sang qu'il aurait perdu le contrôle de son véhicule et aurait été à l'origine de l'accident mortel de ce week-end sur l'autoroute A9. Des morts encore.

3. Descente de bande dans un bahut pour tout casser. Pas de mort, mais des dégâts.

4. Tribulations d'un professeur avec la justice après avoir giflé un élève.

5. Discours du président de la République à l'attention des autorités chinoises, révélant l'inquiétude de la France devant les agissements de la Chine au Tibet à quelques mois de la cérémonie officielle d'ouverture des JO de Pékin. 

A l'époque où je faisais des études de journalisme -il y a plus de 20 ans- je me serais fait passer un savon sévère si j'avais présenté les informations selon ce choix et dans cet ordre. Mon professeur d'alors m'aurait fait remarquer que les 4 premiers titres ne méritaient pas la qualité d'information -si ce n'est dans une gazette locale. Alors pensez bien que l'idée de les traiter en premier m'aurait sans doute valu une exclusion pure et simple du cours pour incompétence avérée.

Il faut croire que les temps ont changé. A quoi rime cet étalage de pseudo-infos ? Car aujourd'hui, il semble que les informations ne servent plus à informer. Alors à quoi servent-elles ? Manifestement, à désigner à l'opprobre du collectif les individus qui constituent un danger pour l'ordre, à montrer du doigt les ennemis publics. Qu'ils soient des parents dénaturés, des jeunes voyous des banlieues, des conducteurs sans permis et/ou alcooliques, les voilà les coupables, les fauteurs de trouble ! Voyez-vous comme ils sont laids et malfaisants ? Sentez-vous monter dans vos tripes une juste et saine aversion vis-à-vis de ces agents de déviance. Avez-vous envire de crier " Justice " et pafois même " Vengeance " ? Parvenez-vous encore à retenir le rictus de dégoût qui se dessine comme une ride mauvaise à la commissure de vos lèvres ?

Dans son dernier livre appelé Les Années, Annie Ernaux offre à la troisième personne une vision panoramique des 65 dernières années, de sa naissance jusqu'à aujourd'hui. En parcourant les années 2004-2007, elle évoque ce phénomène de fabrique de méchanceté maquillée derrière l'exigence de justice à grande échelle :

" Un discours mauvais cognait librement, rencontrant l'assentiment de la plus grande partie des téléspectateurs qui ne s'émouvaient pas d'entendre le ministre de l'Intérieur vouloir " nettoyer au karcher " la " racaille " des banlieues. Les vieilles valeurs étaient brandies, l'ordre, le travail, l'identité nationale, lourdes de menaces contre des ennemis qu'il était laissé aux " honnêtes gens " le soin de reconnaître, les chômeurs, les jeunes de banlieue, les immigrés clandestins, les sans-papiers, les voleurs et les violeurs, etc. Jamais un si petit nombre de mots n'avait propagé autant de foi depuis longtemps - des mots auxquels les gens s'abandonnaient comme s'ils avaient le tournis de toutes les analyses et informations, le dégoût des sept millions de pauvres, des SDF, des statistiques du chômage, qu'ils s'en remettaient à la simplicité. 77% des sondés estiment que la justice est trop clémente avec les délinquants. "

Et pour finir cette phrase en forme de prémonition :

" On pressentait que rien n'empêcherait l'élection de Sarkozy (...) Il y avait de nouveau une envie de servitude et d'obéissance à un chef " (page 227).

Le militant anti-apartheid Steve Bantu Bikou disait que " l'arme la plus puissante entre les mains de l'oppresseur est l'esprit de l'opprimé ".

Car la puissance de ceux qui nous gouvernent puise dans le désir d'asservissement des gouvernés. C'était là déjà une thèse formulée avec une élégance exquise par Etienne de la Boëtie dans un magnifique petit livre rédigé alors qu'il n'avait que 18 ans : le Discours de la servitude volontaire.

N'est-il pas grand temps d'en introduire la lecture et l'étude dans les classes de collège ou de lycée ?

Espérons simplement qu'il n'est pas déjà trop tard.

23/03/2008

Apprendre à regarder

London_versus_paris_2Parmi mes rites du week-end, il y a la lecture de l'hebdomadaire britannique The Economist auquel je suis abonné. Enfin, lecture est un bien grand mot. Disons plutôt que je feuillette rapidement le journal et me contente de lire les articles portant sur des thèmes qui m'intéressent. C'est ainsi que la semaine dernière, mon attention fut retenue par un papier intitulé "London and Paris - The rivals". Le propos consistait à comparer la situation présente des deux grandes villes (rivales ?) à la veille d'échéances électorales devant confirmer Ken Livingstone -dit le Rouge- et Bertrand Delanoë dans leur statut de maires respectivement de Londres et de Paris.

L'idée centrale développée par The Economist est sans surprise : entre les deux grandes métropoles, il y en aurait une en voie d'assoupissement (Paris), tandis que l'autre pèterait le feu (Londres). Pour habiter à Paris et pour me rendre 2 à 3 fois par an à Londres, c'est aussi ce que j'ai tendance à observer. Sur l'explication du boom londonien, The Economist offre une explication qui ne ferait pas sans doute plaisir à nos tenants du repli frileux sur une identité nationale équivoque. La clef du succès londonien tiendrait à son ouverture à l'immigration et à une capacité plus forte à gérer les contradictions inévitables résultant d'une croissance confinant parfois à l'anarchie. Les faits sont pourtant là : la capitale britannique jouirait d'un dynamisme économique & culturel fantastique à faire pâlir d'envie n'importe quelle métropole européenne. Nos jeunes concitoyens - qui ne sont pas tous des paresseux n'ayant d'autre ambition que de devenir fonctionnaires ou RMIstes comme le laisserait volontiers croire une frange de la population - ne s'y sont pas trompés. Ils sont 200.000 à vivre et travailler à Londres. En comparaison, il n'y a que 22.000 sujets de Sa gracieuse Majesté à Paris.

Mon propos n'est pourtant pas ici de discuter des mérites de l'article, ni de la légitimité des conclusions tirées. Mon propos renvoie au fait qu'après avoir terminé la lecture du papier, je n'ai pu m'empêcher de ressentir un vague malaise. En effet, il me semblait avoir remarqué à plusieurs reprises un biais dans la manière d'établir la comparaison entre les deux villes. Un biais subtil, certes, mais non moins présent et dans lequel certaines âmes chagrines cultivant une méfiance bien chevillée au corps devant tout ce qui vient de Grande-Bretagne verront une nouvelle manigance de la perfide Albion et de son affidé John Bull.

Intrigué par mon léger sentiment de malaise, je donne l'article en question à mon grand fils M. et lui demande me dire ce qu'il en pense après lecture. Deux heures plus tard, comme il n'est pas revenu vers moi, je lui demande s'il a pris connaissance de l'article. Et là, à ma plus grande surprise, il me fait la réplique suivante :

" Rien qu'avec la photo qu'ils ont mise en exergue, je ne risque pas de le lire ton article ", m'assène-t-il avec une pointe de mépris très génération Y.

Je lui demande de s'expliquer.

" Regarde ", rajoute-t-il. " D'un côté, ils ont pris une photo de Londres en plein jour. La lumière est claire. On voit un bateau sur le fleuve. On sent que la ville est active. De l'autre, c'est une image de crépuscule. Il n'y a pas le moindre mouvement à la surface de l'eau. On a l'impression que tout est à l'arrêt ".

Là, je dis "Chapeau bas". D'un coup, d'un seul, sans même le savoir, il vient de me donner l'explication au malaise que j'avais ressenti. Oui, l'article est biaisé et cela commence dès le choix iconographique.

Cela me rappelle une interview de l'académicien Pierre Rosenberg écoutée à la fin de l'année dernière sur France Culture à l'occasion de la sortie de son livre Dictionnaire amoureux du Louvre. A un moment donné, interrogé par Monique Canto-Sperber sur l'évolution de la fréquentation du Louvre, il déplorait qu'en l'espace d'une génération, les tableaux exposés au musée soient devenus pratiquement "illisibles" parce que les grilles d'interprétation auxquels ils font référence - les textes bibliques, l'Iliade et l'Odyssée, l'Enéide ou les Métamorphoses - étaient désormais très mal connues. Résultat : par delà l'émotion sensible immédiate née de la confrontation du regard et de l'oeuvre, comprendre l'intention de l'artiste devenait chose virtuellement impossible. Poussant plus loin son propos, Pierre Rosenberg regrettait par ailleurs que les jeunes générations ne recoivent pas un enseignement ad hoc pour les aider à décrypter les milliers d'images auxquelles elles sont exposées quotidiennement.

Car il est un vrai plaisir à pénétrer dans l'univers secret d'un producteur de représentation. Que ce soit afin de détromper les intentions partisanes d'un propagandiste ou pour embrasser celles, a priori plus bienvieillantes, d'un artiste de la Renaissance italienne, ce plaisir est celui de l'intelligence et de la sensibilité en action. En ce dimanche de Pâques, j'ai envie de vous faire partager celui que je viens d'éprouver après lecture de l'interprétation découverte sur le blog de Fromageplus de l'Adoration des bergers de Lorenzo Lotto.

Lotto_adoration_des_bergersNon, non. Il n'y a pas erreur. Il s'agit bien de découvrir comment l'histoire de la Passion (Pâques) est déjà présente dans ce tableau de la Nativité (Noël). Pour cela, il suffit de savoir regarder, c'est-à-dire de faire affleurer à la conscience les bonnes clefs de lecture. Comme le regard d'un ange par exemple...

C'est ici.

Joyeuses Pâques !

22/03/2008

Père absent ?

Pere_enfantHier après-midi, quand j'arrive dans le hall de la gare Saint-Lazare, aucun train pour Courbevoie n'est à quai. Résultat : je m'engouffre dans le kiosque à journaux, jette un oeil distrait sur les derniers titres, me dirige au rayon des livres, tombe sur un petit bouquin de problèmes logiques, l'ouvre et le feuillette sans conviction. Une énigme cependant retient mon attention :

Une mère est 21 ans plus âgée que son fils. Dans 6 ans, son fils sera 5 fois plus jeune qu'elle. Question : Où se trouve le père ?

La réponse m'a amusé.

Avez-vous trouvé ?

15/03/2008

Quand l'horizon est bouché, il reste le ciel.

Ghetto_vecchioDans son journal, l'écrivain et dramaturge Mihail Sebastian décrit l'art de survivre dans une Roumanie de l'entre-deux-guerres succombant aux sirènes de la droite et de l'antisémitisme les plus abjects. Alors que son quotidien s'assombrit au rythme des avanies et de la compromission de ses anciens amis de l'intelligentsia, Mihail Sebastian cède parfois au désespoir. Mais en parallèle, il déploie aussi une aptitude extraordinaire au bonheur. Il écrit, il reçoit, il aime. Il vit en somme. Parmi les petits événements qui lui redonnent du baume au coeur, il raconte une conversation en 1939 avec la princesse Elisabeth Bibesco. Au détour de leur échange, une répartie improbable de la grande dame. "J'aime les Juifs", dit-elle. "Je les aime passionnément. Ce n'est pas parce qu'ils sont malheureux. Non. Je les aime parce qu'ils éloignent l'horizon."

Immanence.

Il y a une dizaine de jours, alors que je me baladais dans les rues de Venise, je me rappelai que c'est là, dans cette cité aux mille reflets que fut inventé le ghetto. Dès le début - nous sommes en 1516, quelques années après le décret d'expulsion des Juifs d'Espagne - tous les composants de l'horreur à venir sont réunis : la stigmatisation par le port d'un signe distinctif, les restrictions économiques sous la forme d'autorisation / interdiction à exercer tel ou tel métier, les mesures vexatoires. C'est jusqu'à l'étymologie du mot - ghetto signifie fonderie en vénitien - qui n'est pas sans évoquer les métaux durs. Et puis il y a aussi bien sûr la ségrégation spatiale : à la nuit tombée, les Juifs du ghetto doivent rentrer dans un espace clos, réduit, fermé sur lui-même. Avec la réclusion forcée, c'est l'horizon qui se rapproche.

Je me suis rendu au ghetto vénitien entre chien et loup. L'endroit est à l'écart des grands chemins suivis par les touristes, dans un quartier populaire appelé Cannaregio. Il est banal et rien ne le distingue du reste de la ville. Ca et là, pourtant, une enseigne assortie d'une étoile de David ou des caractères hébraïques sur une vitrine rappellent qu'on est bien au ghetto.

Ghetto_panneauAprès avoir déambulé dans un dédale de venelles obscures, j'arrive enfin au coeur du " ghet[t]o vec[c]hio " ,le vieux ghetto. C'est une jolie placette aux contours irréguliers. Des immeubles de quatre étages enserrent le regard dans l'espace clos. Pourtant, au centre de ce décor sans ligne de fuite, il y a un grand arbre nu - un marronnier ? Les ramilles de sa couronne pointent vers le ciel.

Transcendance.   

10/03/2008

Barbarie et civilisation

P1010048Ironie de la topographie : c'est à Venise que se tient l'exposition "Rome et les Barbares". Or Venise est un pur produit - secondaire, certes, mais pur produit quand même - des Barbares. Car c'est pour fuir les hordes de Huns, Lombards ou Goths venus du nord et de l'est, que des Vénètes quittèrent la terre ferme au Vème siècle de notre ère, décidèrent de s'installer au milieu d'une lagune insalubre et plantèrent les premiers pieux sur lesquels allait naître une petite cité sur pilotis. Acte d'ensemencement : un pur joyau de la civilisation occidentale naissait de la peur des guerriers venus d'orient.

Car tel est bien le thème de l'exposition "Rome et les Barbares" : montrer combien civilisation et barbarie ne sont pas des contraires qui s'opposent, mais bien des manières d'être qui s'influencent en permanence, s'interpénètrent, se fécondent en même temps qu'elles cherchent à se détruire. En parcourant les salles du superbe Palazzo Grassi, c'est jusqu'aux concepts de vainqueurs et de vaincus qui deviennent fuyants. Rome embrassera la culture de la Grèce après avoir vaincu ses armées en -146 avant notre ère ; les Barbares se convertiront au christianisme devenue la religion dominante de l'Empire après sa chute en 476 après notre ère. De son côté, Rome adoptera nombre de procédés artistiques des Barbares bien avant que ces derniers ne la mettent à sac.

Rome_et_les_barbaresLa barbarie, comme la civilisation, sont donc des notions plastiques, ductiles à souhait (cf l'excellent article paru dans The Economist le 14 février courant). Vouloir les opposer de façon absolue et catégorique comme on a pu l'entendre récemment dans la bouche de tel homme d'état prônant une "politique de civilisation" et fustigeant les "barbares de 17 ans" qui peuplent nos banlieues est un non-sens. A vouloir démembrer le corps social à grands coups de serpe, n'y a-t-il pas au contraire le risque de créer encore plus de confusion dans les esprits, de ranimer des ressentiments fondés sur des appartenances chimériques à des communautés aux contours incertains ?

Claude Lévi-Strauss nous avait pourtant prévenu, quand il écrivait dans Race et histoire :

" Le barbare, c'est d'abord l'homme qui croit à la barbarie. "

      

09/03/2008

Quels jeux sacrés inventerons-nous ?

BimbiCombien de fois ai-je foulé le pavé de Rome ? 10 fois, 20 fois ? Je ne compte plus ces balades somptueuses dans cette ville où tout n'est qu'enchevêtrement, qu'empilement de couches de sédiments à travers les âges.

Pourtant, la semaine dernière, c'était la première fois que je le faisais avec mes enfants. Et comme de bien entendu, ils m'ont fait voir les choses d'une façon nouvelle. Au charme baroque des statues du Bernin, ils auront préféré la saveur d'un granité à la fraise. A l'émoi suscité par la grandeur de Saint-Pierre, ils auront priviligié une course dératée dans les grandes allées boisées de pins du Pincio. Et côté monuments, ils auront tous plébiscité le Colisée - pour tout ce que ces ruines évoquent d'images à commencer par le fameux combat entre le bon Maximus (Russell Crowe) et l'infâme empereur Commode (Joaquin Phoenix) dans Gladiator de Ridley Scott.

ColosseoLes trois sites qui auront le plus marqué les enfants sont le Colisée, la grande trouée du Grand Cirque (il Circo Massimo) et la fameuse Piazza Navona. Trois lieux consacrés au divertissement : les combats de gladiateurs au Colisée, les courses de char au Grand Cirque et les naumachies sur la Piazza Navona, alors appelée stade de Domitien. Ces trois endroits sont aussi - à l'exception notable toutefois de la basilique Saint-Pierre et des forums impériaux - les trois plus grands ensembles monumentaux de Rome.

Circo_massimoRome aura bâti son empire sur le glaive de ses légions, elle aura tissé son emprise sur le pavé lourd de ses voies marchandes, mais elle aura maintenu son ascendant au-delà de toute limite en organisant le divertissement du peuple dans ses arènes. Panem et circenses.

Et nous, de quels jeux sacrés nos descendants pourront-ils admirer les ruines ?

08/03/2008

L'explicite et le réel

Tempio_di_isideS'il est un sujet classique d'incompréhension avec nos amis italiens, c'est bien celui qui frappe l'idée de simulation. C'est bien connu : que ce soit sur un terrain de football ou dans la rue, l'Italien serait un maître de l'artifice. Trompeur en diable, il nous emberlificoterait avec force gestes, effets de manche, modulations de voix tantôt larmoyantes, tantôt vindicatives.

Cette incompréhension tient à mon sens à un rapport fondamentalement différent au principe de réalité. En France, la réalité semble exister indépendamment de soi. C'est une pâte qui nous est étrangère ; nous la pétrissons de nos désirs et de notre volonté. En Italie, en revanche, la réalité n'a pas d'existence en soi ; elle se crée à chaque instant en fonction de la capacité de chacun d'entre nous à interpréter correctement sa partition.

Il y a quelques jours, je me trouvais à Rome avec femme et enfants. Alors que, accompagné par un couple d'amis romains, nous entrions dans un restaurant calabrais spécialisé dans les cuisines de la mer - il tempio di Iside - la serveuse nous aide à nous installer, puis dépose sur la table une pile de menus. Après avoir parcouru la liste des plats proposés, Gianni, notre ami romain, s'avise que nos voisins sont en train de déguster des mets ne figurant pas au menu. Il s'en émeut auprès de la serveuse.

- C'est curieux... Quand vous êtes entrés, j'ai cru vous entendre parler français. C'est pour ça que je vous ai apporté les menus.

- Mais non ! Nous sommes d'ici et il se trouve que nous sommes accompagnés d'amis qui sont français, eux.

-  OK... Autant pour moi... Je vais vous dire alors ce qu'il y a aujourd'hui.

A partir de ce moment-là, la serveuse se lança dans l'énonciation d'une longue litanie de plats aux sonorités mystérieuses. Je ne compris pas grand chose, mais je suis formel sur un point : c'est que pas un plat mentionné par la serveuse ne figurait au menu.

Dans le menu, tout est écrit. Est-ce le réel pour autant ? Non. Il s'agit juste d'une représentation conventionnelle de la réalité. Nous sommes dans le registre de la simulation. Car pour accéder au réel, il faut d'abord s'assurer que nous avons le bon casting. Alors, il sera possible d'oublier l'explicite. Le jeu pourra se déployer avec, comme ici, cachée dans les méandres des sonorités inattendues, un univers de second ordre, fait lui de saveurs exquises.

Et là vient le paradoxe. Je n'ai pas la moindre idée de ce que j'ai mangé, mais une chose est certaine. C'est que je me suis régalé et ce n'est rien de l'écrire !

 

Abonnez-vous

  • Pour être informé(e) dès que le contenu de ce blog est mis à jour...

Recevez une notification automatique

juillet 2008

dim. lun. mar. mer. jeu. ven. sam.
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    

Clin d'oeil

Emotions

  • Aiguilles, bas, et vous voilà sans dessus-dessous
    Sous la plume de Dominique, érotisme et poésie riment si bien ensemble.
  • Blog de littérature, art, photographie et poésie érotique
    Le boudoir de mademoiselle K. Erotique : tout simplement & très joliment.
  • Currenti Calamo (Italiano)
    Plongez dans une vision solaire du monde. Albert Camus aurait aimé, je crois.
  • Elseneur
    Are we "such stuff as dreams are made on" ? Is "our little life just rounded with a sleep" ? Pour les naufragés des tempêtes de la vie, les amoureux de Shakespeare en particulier et de la poésie en général.
  • Eric Lafforgue | Photographie
    Tour du monde de la diversité humaine : visages des quatre coins de la planète. Saisissant de beauté !
  • Gilles Jobin et ses Jobineries
    C'est ici que vous pourrez découvrir, parmi nombre de joyeusetés de tout poil, combien il peut y avoir de beauté dans le dialogue entre un professeur de mathématiques et un jeune enfant (rubrique "mathématiqueries").
  • Illustrations troublantes
    Marjolaine Larrivé est illustratrice. Avec un style bien à elle et un redoutable coup de crayon, elle donne un éclairage inattendu aux contes de notre enfance. Frais, érotique et jubilatoire.
  • Invitation au voyage
    Le regard de Bertrand porté sur le monde à partir de la vallée du paradis au Chili, Valparaiso.
  • La chambre noire de Gaëna
    Un appareil photo, une robe rouge et un onirisme d'une beauté troublante
  • Le Miroir de la Chouette
    Espiègleries outre-Atlantiques de Marie-Danièle. Surréalite et poétique à souhait.
  • Les mots croisés
    L'univers de Gaëna, toujours aussi onirique et délicieux, mais cette fois en mots et en chansons.
  • Momina - Rêveries d'art
    Digressions très personnelles autour d'un tableau. Beau, tout simplement.
  • Moon River (English)
    Pour vous laisser surprendre : un pied sur la terre ferme, mais la tête dans les nuages
  • Plaisirs de bouche
    A la table d'Anaik, aussi appelée "le confit c'est pas gras"... Quand la gastronomie s'allie à une écriture fine, c'est le plaisir qui est décuplé. A déguster sans modération, l'oeil pétillant et la papille en émoi.
  • Terres de femmes
    Le monde d'Angèle Paoli : vu à partir de l'île de Beauté, le monde n'en est que plus merveilleux.

Diapo-Roma

Sur ma table de chevet

  • Mario Vargas Llosa: Tours et détours de la vilaine fille (ISBN 2-07-078083-X)
    Elle est l'archétype de la garce ; il est l'emblème du ballot. Pourtant, à eux deux, ils tissent une admirable histoire d'amour, sans la moindre mièvrerie ("huachaferia" en limésien, traduit en "cucuterie" dans le livre). (****)
  • W. Wilkie Collins: Quand la nuit tombe (ISBN 2-7529-0220-4)
    Anecdotes et expériences curieuses de la vie d'un artiste itinérant. 6 superbes nouvelles un rien empreintes de mystère écrites dans un style très pur par un contemporain de Charles Dickens. (***)
  • Javier Cercas: A la vitesse de la lumière (ISBN 2-7427-6276-0)
    Deux destins se croisent : un ancien du Vietnâm et un jeune maître-assistant espagnol partagent le même bureau au département de langues d'une université du mid-west. Le premier paraît terne. Pourtant, il a connu l'ivresse de la guerre façon Apocalyse Now. Le deuxième découvre la réussite à la sortie de son quatrième roman, avant de déchoir brutalement. A la croisée de leurs chemins, une rencontre improbable et un petit chef d'oeuvre. (****)
  • Andrea Camilleri: Le Roi Zosimo (ISBN 2-253-10911-8)

    Andrea Camilleri: Le Roi Zosimo (ISBN 2-253-10911-8)
    Avant de lire cet ouvrage truculent, baroque et un rien déjanté, je croyais que seule Barcelone en 1936 avait vécu un intermède d'an-archie. Agrigente aussi. C'était en 1718. (*****)

  • Nicole Krauss: L'histoire de l'amour (ISBN 2-07-077308-6)
    A New York, une jeune fille et un vieillard donnent un visage à une histoire d'amour, sur fond de diaspora. Entre eux : un prénom magique, Alma, et un livre prophétiquement appelé 'histoire de l'amour'. Superbe ! (*****)
  • Ryszard Kapuscinski: Mes Voyages avec Hérodote (ISBN 2-259-20252-7)
    Le grand reporter polonais nous fait découvrir la diversité du monde au travers de ses pérégrinations dans l'espace : Chine, Inde, Ethiopie, Algérie... Chemin faisant, il nous livre son expérience à la lueur du grand conflit Europe / Asie tel que relaté par Hérodote dans son "Enquête" monumentale. Voyage dans le temps et dans l'espace à la fois, avec moult mises en parallèle, anecdotes et digressions sur la diversité et la richesse du monde. Enthousiasmant ! (*****)
  • Michel Butor: La Modification (ISBN 2-7073-0312-7)
    L'ouvrage de référence du Nouveau Roman. Paris - Rome en train. Départ de Paris avec la ferme assurance de quitter femme & enfants pour refaire votre vie avec Cécile, votre maîtresse romaine ; arrivée à Roma Termini avec la certitude désespérée que rien ne changera. La modification : ce sont les tours & détours, les cheminements tortueux de votre esprit durant ce périple ferré, l'abandon final de votre projet d'origine. (***)
  • Erik Orsenna: Voyage aux pays du coton - Petit précis de mondialisation (ISBN 2-213-62527-1)
    Parcours aux 4 coins du monde (Mauritanie, Etats-Unis, Egypte, Ouzbekistan, Chine, France) autour d'une matière première -- le coton -- pour comprendre les mécaniques en oeuvre dans un processus "mondialisé" de longue date. Entre les tenants de la modification génétique (les brésiliens), les gardiens de la tradition (les égyptiens), les productivistes (ouzbeks), les protectionistes tournés vers le client(américains), les laissés-pour-compte (mauritaniens), les capitalistes anti-démocratiques (chinois), ce ne sont que fleurets mouchetés, trahisons & perfidies subtiles dans un climat d'interdépendance souriante. Une pérégrination admirablement racontée par Erik Orsenna. (*****)
  • Anne Nivat: Islamistes - Comment ils nous voient (ISBN 2-213-62862-9)
    Précieux : l'auteur se contente de relater ce qu'elle entend au fil de ses pérégrinations en Afghanistan, au Pakistan et en Iraq, de la bouche d'islamistes, c'est-à-dire de personnes obéissant aux préceptes du Coran. En s'éloignant délibérément du jugement et en accomplissant de la plus belle des manières son métier de grand reporter, Anne Nivat rend justice à la vérité. (****)

Filiations électives

Audience

  • Wikio - Top des blogs
Blog powered by TypePad
Membre depuis 10/2005